En janvier 2017 la pourtant très modérée Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié de nouvelles préconisations qui tranchaient substantiellement avec l’ancienne pyramide alimentaire : les toxiques de l’agriculture chimique ont enfin été pris en compte ainsi que la nécessité de promouvoir une autre assiette, plus variée, plus équilibrée, meilleure pour la santé.

En résumé :

« L’avis de l’Agence conduit à des évolutions fortes au regard des recommandations antérieures. Elles concernent en particulier la plus grande place à donner aux légumineuses, aux produits céréaliers complets, aux légumes, aux fruits, ainsi qu’à certaines huiles végétales. En contrepoint, l’Agence insiste sur la nécessité de limiter la consommation des viandes, hors volailles, et plus encore des charcuteries et des boissons sucrées. Enfin, l’Agence rappelle la nécessité de diminuer les teneurs de certains contaminants de l’alimentation (arsenic inorganique, acrylamide, plomb) et réitère sa recommandation aux consommateurs de diversifier leur régime alimentaire et les sources d’approvisionnement. »

Concrètement, ça donne quoi ?

L’assiette recommandée a (un peu) changé, en quantité comme en qualité : plus de fruits et légumes, plus de bon gras ( colza, olive, fruits à coque) légère baisse des produits laitiers (nos faux amis pour la vie), baisse des protéines animales ( pas plus de 500 g de viande rouge par semaine, pas plus de 25 g de charcuterie, qui favorisent les cancers) mais plutôt de la volaille, du jambon blanc, du poisson 2 fois par semaine et … roulement de tambour : des protéines végétales avec des légumineuses 2 fois par semaine. En bonus : privilégier le bio et le fait maison.

Au delà de la polémique inepte organisée récemment autour des initiatives, pourtant de bon sens, du maire écologiste de Lyon, et sans vouloir convertir la planète au végétarisme, regardons calmement les faits : le repas végétarien est le plus œcuménique et il permet de faire le plein de nutriments et fibres dont les enfants des classes les moins favorisées manquent, plus que de protéines animales.

Alors, que pouvons-nous souhaiter ? Pour commencer, de voir les préconisations de l’Anses appliquées partout, à commencer par Créteil !

C’est une des raisons pour lesquelles je m’associe à l’appel de Greenpeace pour plus de menus végétariens dans la restauration collective… qui interpelle les parlementaires dans le cadre de l’examen du projet de loi Climat et résilience afin de « renforcer ce texte pour en faire un véritable outil de lutte contre le dérèglement climatique en soutenant des mesures plus ambitieuses. Parmi celles-ci se trouve l’instauration de davantage de menus végétariens dans la restauration collective. Fortement plébiscitée par les Français·es, cette mesure répond à de nombreux enjeux actuels« .