Maîtriser la place de l’automobile en ville pour lutter contre le dérèglement climatique ou la menace sur la santé que représente la pollution atmosphérique est devenu une évidence presque partout.

Les média pointent régulièrement l’impact négatif de la pollution sur la santé mis en avant par moult scientifiques. Ainsi, on pouvait lire dans le Monde du 9 février « En France, près de 100 000 décès seraient attribués chaque année aux particules fines issues de la combustion des énergies fossiles, selon une étude de Harvard. Le double de l’estimation officielle des autorités sanitaires ». (voir aussi)

Et reconnaissons que de plus en plus d’acteurs publics ont pris conscience de ces dangers et prennent des décisions en conséquence.

A Paris ce sont les véhicules Crit’air 4 qui sont interdit dés maintenant, d’ici 2024, ce sera au tour des véhicules diesel d’être interdits et en 2030 cela sera le cas de tous les véhicules thermiques.


Et ce n’est pas un cas isolé, les mêmes évolutions sont annoncées dans beaucoup d’agglomérations, en France ou en Europe : le diesel interdit à Rome dès 2024, toutes les voitures thermiques interdites en 2030 aux Pays Bas, les diesels interdits à partir de 2025 à Athènes, etc.

Les constructeurs automobiles eux-mêmes ont pris conscience de la disparition programmée du marché des moteurs thermiques : Renault, Peugeot, Volkswagen mais aussi Général Motors ou Ford ou Toyota annoncent l’arrêt de la production de véhicules thermiques à l’horizon de 10 ou 15 ans..

Et pour s’y préparer, pour que les citoyens automobilistes agissent dés maintenant dans le même sens, ces collectivités d’une part affichent un calendrier de la suppression programmée des moteurs thermiques sur leur territoire et d’autre part organisent des alternatives : création de pistes cyclable, développement de transports en commun, réaménagement des centre villes.


La ville de 2030 se prépare dés maintenant.

Ces évolutions s’observent aussi dans notre voisinage immédiat.


Le département du Val de Marne avec ses coronapistes a voulu envoyer un message clair en la matière sur le rôle du vélo dans les mobilités urbaines du futur.

La ville de Saint Maur, après des élections municipales qui ont vu les écologistes promus au rang de premiers opposants du maire sortant, généralise les zones 30 pour limiter la pollution notamment aux abords des écoles


Partout oui, partout sauf à Créteil. Un irréductible village gaulois résiste.


La ville a refusé de rentrer dans la Zone à Faible Émission (ZFE) du Grand Paris qui affiche un calendrier progressif de limitation de l’accès de son territoire aux véhicules les plus polluants. Le maire s’est battu, avec succès, pour la suppression des coronapistes sur son territoire. Et bien qu’on voie partout dans Créteil de plus en plus de cyclistes, la longueur du réseau cyclable n’a quasiment pas bougé depuis plus de 10 ans.

Pourquoi ? Parce que la pollution atmosphérique est un danger pour la santé, partout, sauf à Créteil. Of course…

A Créteil, le partage de l’espace n aura pas duré longtemps…